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HDS et RGPD

Suivi patient dentaire hébergé HDS : ce que la règle impose

Dès qu’un patient décrit ses suites opératoires, ses réponses sont des données de santé. Le prestataire qui les héberge pour le compte du cabinet doit être certifié Hébergeur de données de santé (HDS), comme le prévoit l’article L.1111-8 du Code de la santé publique. Avec Dentary, les données de santé sont confiées à un hébergeur certifié HDS, les échanges sont chiffrés en HTTPS et un contrat de sous-traitance est signé avec le cabinet lors de l’inscription.

L’hébergement HDS ne règle pas tout pour autant. Cette page explique ce que la règle impose, pourquoi les messageries grand public et le SMS d’un téléphone personnel ne conviennent pas, et ce qui reste à la charge du cabinet.

Les réponses d’un suivi post-opératoire sont des données de santé

Le RGPD définit les données de santé comme celles qui révèlent des informations sur l’état de santé d’une personne. Une douleur qui persiste, un saignement, un gonflement : chaque réponse à un questionnaire post-opératoire en relève.

Ces données font partie des catégories particulières encadrées par l’article 9 du RGPD. Leur traitement par un professionnel de santé est permis pour la prise en charge du patient, mais il impose des garanties : information du patient, sécurité adaptée au risque au sens de l’article 32, contrat avec chaque sous-traitant au sens de l’article 28 et inscription au registre des traitements. La CNIL a publié un référentiel dédié à la gestion des cabinets médicaux et paramédicaux qui détaille ces points.

Ce que signifie l’obligation d’hébergement HDS

L’article L.1111-8 du Code de la santé publique impose que toute personne qui héberge des données de santé recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi, pour le compte d’un professionnel ou d’un établissement, soit certifiée à cet effet. Le référentiel de certification HDS est publié par l’Agence du numérique en santé.

Concrètement, si un outil stocke les réponses de vos patients sur ses serveurs, son hébergeur doit être certifié HDS. La certification porte sur l’hébergement : elle ne rend pas un logiciel conforme et ne transfère pas vos responsabilités à l’éditeur.

Tableau de conformité : qui fait quoi

Pour chaque exigence, ce que prévoit le texte, ce que Dentary prend en charge et ce qui reste de votre responsabilité. Ce tableau est un repère pratique, pas un avis juridique.

Répartition des obligations entre le cabinet et Dentary
ExigenceCe que fait DentaryCe qui reste à la charge du cabinet
Hébergement des données de santé (CSP L.1111-8, référentiel HDS)Les données de santé sont hébergées chez un hébergeur certifié HDS.Vérifier la certification de tout autre prestataire qui stocke des données de vos patients.
Contrat de sous-traitance (RGPD, article 28)Contrat signé électroniquement par les dirigeants du cabinet lors de l’inscription.Conserver le contrat et le mentionner dans le registre des traitements.
Sécurité du traitement (RGPD, article 32)Échanges chiffrés en HTTPS, un compte par membre de l’équipe avec un rôle défini, vérification en deux étapes à la connexion, session verrouillée après 30 minutes d’inactivité.Retirer les accès des personnes qui quittent le cabinet, ne jamais partager un identifiant.
Accès du patient à son questionnaireVérification du prénom, du nom et de la date de naissance avant l’accès ; accès bloqué après un trop grand nombre de tentatives.Saisir avec soin l’identité et le numéro de téléphone du patient.
Information du patient (RGPD, articles 13 et 14)Le patient accepte que ses réponses soient transmises à son praticien dans le cadre de son suivi, avec un lien vers la politique de confidentialité.Informer le patient du suivi et de l’utilisation de son numéro dans l’information délivrée par le cabinet.
Registre des traitements (RGPD, article 30)Dentary ne tient pas le registre du cabinet.Y inscrire le suivi post-opératoire, en s’appuyant sur le référentiel de la CNIL.
Droits des patients (accès, effacement)Archivage d’un patient depuis le tableau de bord ; demandes d’effacement traitées par le support.Recevoir et instruire les demandes des patients.
Décision cliniqueAucun diagnostic : les alertes « Vérification » et « Urgence » aident à prioriser.L’appréciation clinique et le rappel du patient.

Sources : RGPD, Code de la santé publique (article L.1111-8), référentiel HDS de l’Agence du numérique en santé, référentiel CNIL pour les cabinets médicaux et paramédicaux.

Pourquoi pas WhatsApp ou le SMS du téléphone personnel

Prendre des nouvelles d’un patient par une messagerie grand public ou par SMS depuis un téléphone personnel part d’une bonne intention, mais les réponses échappent au cabinet : sauvegardes automatiques sur des services tiers, téléphone accessible à d’autres personnes, aucun rattachement au dossier, aucun contrat avec l’éditeur de la messagerie, et des difficultés pour répondre à une demande d’accès ou d’effacement.

La CNIL rappelle que les données de santé appellent une vigilance renforcée et que le professionnel doit maîtriser les outils par lesquels elles transitent. Ces pratiques sont donc déconseillées pour les échanges cliniques. Notre comparaison entre SMS manuel et outil dédié détaille les usages qui restent acceptables, comme un rappel de rendez-vous sans information clinique.

Le SMS comme vecteur, pas comme support

Dentary n’envoie par SMS que le lien vers le questionnaire. Les réponses sont saisies dans une page web, transmises en HTTPS et hébergées chez un hébergeur certifié HDS. C’est ce qui permet un suivi post-opératoire sans application sans faire transiter de contenu clinique par SMS.

Ce que Dentary fait réellement, et ce qu’il ne fait pas

Dentary envoie les questionnaires aux délais que vous fixez, centralise les réponses et signale celles qui méritent votre attention, ce qui aide aussi à réduire les appels post-opératoires. Les mesures de protection sont celles du tableau ci-dessus ; elles sont aussi présentées sur notre page sécurité et conformité.

Dentary ne pose aucun diagnostic, ne remplace pas votre logiciel de gestion de cabinet et ne tient pas votre registre des traitements. Le cabinet reste responsable du traitement ; Dentary intervient comme sous-traitant. Les formules, qui incluent toutes ces garanties, sont détaillées sur la page tarifs.

Les questions à poser à tout prestataire de suivi patient

Que vous choisissiez Dentary ou un autre outil, ces questions permettent de vérifier l’essentiel avant de confier des données de patients :

  • L’hébergeur des données de santé est-il certifié HDS, et pour quelles activités ?
  • Un contrat de sous-traitance conforme à l’article 28 du RGPD est-il prévu ?
  • Chaque membre de l’équipe a-t-il son propre compte, avec une vérification en deux étapes ?
  • Les réponses du patient transitent-elles par SMS ou par une page sécurisée ?
  • Comment sont traitées les demandes d’accès et d’effacement, et qui prévient le cabinet en cas de violation de données ?
  • Pouvez-vous arrêter facilement ? Un logiciel de suivi patient dentaire sans engagement vous laisse juger sur pièces.

Quand ce n’est pas pour vous

Un outil hébergé HDS n’est utile que si vous recueillez effectivement des données de santé à distance.

  • Vous n’envoyez que des rappels de rendez-vous sans information clinique : votre outil de rappel actuel peut suffire.
  • Vous voulez conserver toutes les données sur un serveur installé au cabinet : un service en ligne ne répondra pas à cette exigence.
  • Vous cherchez un dossier patient complet : Dentary se limite au suivi post-opératoire et ne remplace pas votre logiciel de cabinet.

Un suivi post-opératoire conçu pour les données de santé

Hébergeur certifié HDS, échanges chiffrés en HTTPS, contrat de sous-traitance signé à l’inscription.

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Questions fréquentes

Un cabinet dentaire doit-il passer par un hébergeur HDS ?

Dès qu’il confie des données de santé de ses patients à un prestataire qui les héberge pour son compte, ce prestataire doit être certifié HDS. Si les données restent sur un équipement du cabinet, la certification ne s’applique pas, mais les obligations de sécurité du RGPD demeurent.

Les données de Dentary sont-elles hébergées en HDS ?

Oui. Les données de santé traitées par Dentary sont hébergées chez un hébergeur certifié HDS, et les échanges entre le navigateur et Dentary sont chiffrés en HTTPS.

Peut-on suivre ses patients opérés par WhatsApp ?

C’est déconseillé. Les échanges échappent au cabinet : sauvegardes sur des services tiers, comptes personnels, aucun rattachement au dossier et aucun contrat avec l’éditeur. Réservez ces canaux aux informations pratiques, sans contenu clinique.

Le SMS envoyé par Dentary contient-il des données de santé ?

Le SMS sert à transmettre le lien vers le questionnaire. Les réponses du patient sont saisies dans la page web du questionnaire, après vérification de son identité, et non par SMS.

Qui est responsable du traitement des données ?

Le cabinet, qui décide du suivi de ses patients. Dentary agit comme sous-traitant, dans le cadre du contrat prévu par l’article 28 du RGPD et signé lors de l’inscription.

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Sources et références

  • CNIL - Référentiel relatif aux traitements de données personnelles destinés à la gestion des cabinets médicaux et paramédicaux.
  • Agence du numérique en santé (ANS) - Référentiel de certification Hébergeur de données de santé (HDS).
  • Code de la santé publique - Article L.1111-8 relatif à l’hébergement des données de santé à caractère personnel.
  • Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) - Article 9 relatif aux données de santé, article 28 relatif au sous-traitant, article 32 relatif à la sécurité du traitement.